7 October 2008

Koishikawa rime avec Sakura ...

Un blog .... un blog ... mais oui bien sur, j'ai un blog. Je suis comme tout le monde, je suis "hype", je raconte ma vie extraordinaire et mes pensées hautement philosophiques que je partage avec le monde pour l'éclairer. En fait non, je ne le mets jamais à jour, toujours trop de choses à faire et découvrir pour prendre 5 minutes pour y laisser un message. J'ai beaucoup d'admiration pour ceux qui y réussissent, ce n'est définitivement pas ma tasse de thé. Bref passons, j'avais promis des Sakura en voilà quelques uns pour commencer.

L'une des saisons les plus importantes au Japon est celle s'étalant de la fin du mois de Mars à la moitié du mois d'Avril. Cette saison voit la floraison des cerisiers japonais, qui se couvrent alors de fleurs blanches. L'arbre est stérile et ne produira pas de fruit, bien dommage vu le cours de ce fruit frais dans cette contrée. Cependant, c'est l'occasion de se réunir avec les amis, famille, collègues de boulot pour pique-niquer sous cet arbre symbole du retour du printemps et des beaux jours; symbole également de l'année financière au Japon et donc le départ pour une nouvelle année.



Dans notre quartier, à quelques enjambées de chez nous, se trouve "Sakura" Dori, rue portant bien son nom et qui se pare donc de ces fleurs blanches (enfin ce n'est pas le vrai nom de la rue, bien plus compliqué que ça "Harimzaka" mais c'est pour l'histoire). La route à cette période se ferme donc aux voitures et c'est l'occasion de ressortir les bâches en plastique si typiquement japonaises que l'on s'empresse de placer sous un arbre pour réserver l'emplacement. Et le plus incroyable c'est que ca marche, personne ne viendra empiéter votre territoire nouvellement conquis, quel savoir vivre !!!



Les territoires sont rapidement conquis et contrairement à Risk pas de difficultés pour réussir à garder l'Eurasie. On y reste pour la journée, l'occasion de boire de la bière ... beaucoup de bière. Au soir, toujours autant de monde sera là et c'est pareil à travers tout le japon. Même les sumotoris s'accordent un repos bien mérité hors de l'étable ( pas des chevaux, mais des bêtes de somme pour sur).



C'est donc également l'occasion pour le quartier pour organiser des animations pour les enfants. Tout d'abord la rivière artificielle qui borde les cerisiers est rédemarrée à cette occasion, l'occasion pour les enfants de s'y jeter et de confirmer le célèbre adage: L'eau, ça mouille. Egalement une fanfare ...





(Je pense que sur la troisième photo, la petite fille se prend pour une grenouille, surement un effet secondaire après avoir croisé mon regard).

L'autre attraction majeure pour les enfants c'est la présence d'une ménagerie. Au Japon même à la campagne on a assez peu l'occasion de voir des fermes, les animaux viennent donc aux enfants, effrayés pour les uns, fascinés pour les autres (enfin plutôt dans l'ordre inverse pour les photos):


Seuls les lapins ont compris le danger potentiel de l'enfant japonais !!! "Run and Hide for Your Life" peut on les entendre hurler en langage lapin (oui je parle couramment ce langage). Une bouteille de Pocari Sweat à celui qui me donne le nombre de lapins sur la photo.



Une bien belle journée au pays des Sakura ...Allez, une dernière photo avant de clore ce post un peu plus long qu'à l'accoutumée.



Greg aka,
Super Kaeru.

29 July 2008

Japon - Pélerinage à Nikko

Bon ben voilà, finalement je m'y remets à ce blog. Je vous propose un petit voyage dans le temps, en décembre dernier pour être précis. Les couleurs automnales ont recouvertes le Japon et c'est le moment que nous choisissons pour mon pèlerinage annuel et mon offrande au Dieu Grenouille.


Oui il faut savoir que je suis Grenouillique, je reconnais la rainette verte comme la déesse créatrice de l'univers et surtout comme l'ultime gobeuse de mouche. C'est donc accompagné de mes deux bras droits (ça commence bien ...), Mr Poisson et le Ninja masqué que nous nous rendons à Nikko où j'ai ouïe dire qu'il résidait une effigie de la rainette sacrée. En route moussaillons !!

Notre périple commence par la traversée du fameux pont Nikko Shinkyo, immortalisé par de nombreux peintres en peinture et que je préfère coucher sur SD Card.



Après tout ce n'est pas le but de mon périple. Sa traversée nous permet d'accéder au parc national de Nikko regorgeant de temples magnifiques, d'une forêt superbe dans un cadre paisible (d'ailleurs je change de casquette quelques instants pour prendre celle de guide touristique, je vous conseille réellement de passer plus d'une journée à Nikko, il y a énormément de choses à voir et c'est dommage de devoir courir entre les différents lieux).



C'est donc plein d'énergie que nous nous élançons à travers temples, portes et autres passages sombres. Je ne compte plus les temples que nous traversons, de style et d'architecture très différents. Les sourires sont encore sur les visages, le soleil brille au travers des cyprès centenaires. Et les trois singes nous fixent, bon l'un d'eux préfèrent ne pas nous voir .... quelle impolitesse ces macaques !


Après plusieurs heures de recherches infructueuses, et une énième porte, les corps sont las et les esprits s'échauffent et ce n'est de peu que je réussis à sauver Mr. Poisson du bain bouillonnant dans lequel Way Way cherchait à le précipiter. Nous décidons donc une halte afin de retrouver nos esprits.


C'est alors que de la tombe toute proche monte une voie douce: "Couwage ... Couwage ... la mew noiw" semble t'elle dire. C'est peut-être un esprit africain qui est enterré ici ce qui expliquerait l'accent.


Soit, je m'approche un peu plus de la tombe et y dépose une pièce de 5 yens symbole de chance au Japon. C'est alors qu'un rayon de lumière perce à travers la végétation semblant nous indiquer le chemin à suivre. Vite, vite les amis suivons ce message du ciel !!! Bon d'accord c'était juste une éclaircie à travers les nuages et surement un abus de sucrerie ... mais c'est pour l'histoire.



Et c'est alors au détour d'un nouveau temple que nous découvrons finalement ce qui nous avait fait venir jusqu'ici. L'effigie sacrée, là, juste devant moi.


Le reste de la journée sera consacrée à des danses nues autour de l'idole tout en buvant les litres de Saké trouvés dans un temple non loin de là. Nous serons expulsés peut après avoir essayer de desceller la statue pour la mettre dans mon sac ... je reviendrais comme dirait le gouverneur de Californie.



The dancing Kaeru.

26 May 2008

En Aparté - Philip Bloom

Le Japon et plus particulièrement Tokyo est un sujet qui passionne les photographes et cinéastes du monde entier. Ville qui ne dort jamais, métropole gigantesque aussi bien de part son étendu que par ce qu'il y a à découvrir, Tokyo a fait l'objet de multiples court, moyen et long métrages.

Au hasard d'internet, je suis tombé par hasard sur un court-métrage réalisé par Philip Bloom, un documentariste travaillant pour la télévision anglaise. Son court-métrage s'appelle "Alone in Tokyo" avec une musique de Air "Alone in Kyoto" et ca se regarde encore et encore ... C'est beau, intelligent et ca ne se borne pas à montrer le coté brillant de cette ville tentaculaire. 6 minutes merveilleuses où la Haute Définition rend hommage à cette ville incroyable mais également à ce réalisateur plein de talent.

- Court Métrage Philip Bloom: Alone in Tokyo



Pour le site du réalisateur, il faudra vous rendre ici. Le site comprend un certains nombres de ses réalisations, où quand la Haute Définition numérique prend réellement tout sa valeur (matériel professionnel of course ...).

Greg qui va le regarder encore une fois ...

25 May 2008

Japon - Shibuya Drunken Street

Si je vous dis Shibuya, vous pensez tout de suite à son carrefour mondialement connu où des vagues humaines se déversent sans discontinuer à la nuit tombée, ses écrans géants, ses 1001 Izakayas ou encore son temple de la mode pour midinette de 15 ans l'irremplaçable Shibuya 109. Je ne vous donnerai pas tort, Shibuya c'est cela, mais c'est également une rue de la soif !!!


Les quartiers les plus populaires de Tokyo ont tous leur rues de la soif (Shibuya, Shinjuku, Ikebukuro ...) et c'est lors d'une rencontre inopinée dans un bar que nous la découvrions
. Bloqués a Shibuya par un soir de Janvier après avoir manque notre dernier train, nous rencontrâmes par hasard un japonais et un australien dans un bar avec lesquels nous commençâmes a discuter de tout et de rien. Au hasard de nos échanges, je soulevais la question de la rue de la soif de Shibuya dont j'avais entendue parler sans jamais savoir la localiser.

"Quoi ??!!! Tu ne sais pas où es la rue de la soif de Shibuya. En route jeune ami français, il est temps de faire ton éducation." Et c'est ainsi qu'a 3 heures du matin, plus trop frais, je suivais un japonais que je connaissais depuis seulement quelques dizaines de minutes. Après quelques minutes de marche, nous atteignions finalement une petite rue étroite faiblement éclairée par quelques ampoules oscillant doucement au rythme des trains de la voie ferrée toute proche (mais bon ça n'oscillait pas des masses justement parce qu'il n'y avait plus de train).

Malheureusement le lieu était clos, les 3h du matin n'aidant pas particulièrement, décidément entre les trains et les bars, ce n'était pas notre soirée.

Nous revînmes quelque temps plus tard, pour découvrir ce qui deviendra notre bar préféré a Tokyo (jusqu'à maintenant). Tight, je n'ai pas de photo de l'endroit mais imaginez vous un escalier très étroit où Homer Simpson ne pourrait pas passer, un petit bar avec une vue sur la rue, les trains et un jeune barman souriant. Décrits comme ça, ça pourrait ressembler a beaucoup de bar ... Il faut le voir pour le croire.

Il est sur la photo ci-dessus, celui a l'étage avec une grande verrière à gauche du tuyau d'évacuation. Le reste de la rue est a l'identique, elle est constituée de petite maisonnettes minuscules généralement sur 2 étages, chaque maisonnette/étage abritant un bar différent. 4 personnes suffisent généralement a les remplir complètement. certains servent de la nourriture, certains ont un 'table charge'. Chaque porte ouvre sur une atmosphère différente, des visages et des figures sans cesse renouvelés. Souvenez vous les pochettes surprises quand vous étiez gamin, et bien la Drunken Street de Shibuya c'est un peu ça, on ne sait jamais ce qu'on va trouver dedans mais on sait que ça nous fera dans tous les cas plaisir.

Nous avons eu l'occasion d'en faire 2 ou 3 différents dans cette rue. Ci-dessous, un bar avec une atmosphère assez particulière ou vous ne manquerez pas de faire des rencontres, vu que vous restez de devoir vous asseoir sur les genoux de votre voisin.

La tête de cerf fait définitivement très Resident Evil …

The drinking Kaeru.

Japon - Envie de Mer

Décidemment, mon assiduité à écrire sur mon blog se réduit de jour en jour. Profitant d'une journée de paresse, je dépile donc quelques anciennes photos du Japon.

Resituons l'action, nous sommes en Janvier 2007 par un beau dimanche ensoleillé, j'ouvre mes rideaux et alors que je contemple la rivière qui s'écoule en bas de mon immeuble, l'envie me prend soudain d'aller voir la mer: L'iode, le bruit des vagues, les mouettes .... Bon alors qu'elles sont les possibilités à partir de Tokyo ... Izu, trop loin; Kamakura/Enoshima, déjà fait ... Rinkai Koen s'annonce sympathique et relativement prêt de Tokyo. Alors que je lis le descriptif du lieu, une immense roue de fête foraine, un practice de golf géant, une réserve d'oiseau, une "tour" d'observation ... et finalement la mer. Hum, la mer seulement à la fin ??!! Y'aurait-il mammouth sous gravier ?

Bon commençons par la mer, tout d'abord le parc existe là où mer se trouvait avant. Il s'agit donc d'une zone qui a été couverte par du sable, beaucoup de sable donc adieu les falaises élancées, frappées par la mer fougueuse vous projetant à la figure les embruns marins. Non ici l'eau est aussi agitée que celle de mon bain quand je rentre dedans. Des tétrapodes par milliers, du sable pas très fin ... bon la mer est là et le soleil aussi.


Le parc en lui même est assez agréable même si la vue est occultée par un énorme bâtiment en verre qui n'a pour finalité que de servir de tour d'observation pour le chaland venu se promener. Je n'ai toujours pas compris le but d'un bâtiment si énorme au milieu de nulle part: Une énorme verrière, et même au mois de Janvier c'est une fournaise à l'intérieur. Avec l'été Japonais, je pense qu'il y a des risques de combustion spontanée après plus de 3 minutes dans le bâtiment.



La vue de ce bâtiment permet d'apercevoir un pont qui amène ... sur un banc de sable. Très belle construction mais la finalité m'échappe quelque peu. On en profitera tout de même pour faire quelques photos





La mer: fait, le parc: fait .... Hum, il nous reste donc le practice de golf et la roue de fête foraine. Il faut savoir que le Golf est un sport très populaire au Japon. Ma connaissance de ce sport se résume à très peu, en gros il faut taper avec un gros stick dans une balle ... un base-ball un peu plus vertical. Ah non, il faut réussir à envoyer la balle dans un trou, et à ma connaissance à part les taupes le terrain de base-ball doit en être assez avare. Devant nous c'est donc un immeuble sur " étages, avec un mur manquant, permettant ainsi aux golfeurs de "taper" la balle. J'ai envisagé pendant quelques temps l'achat d'un club de Golf d'occasion à 10 yens (6 centimes d'euro) juste pour essayer mais la session est extrêmement chère. On s'en passera donc, sauf s'ils introduisent un homme en armure pour aller ramasser les balles pendant qu'on joue, une cible vivante et mouvante ... Ça, ça serait beau !!! Si tu le touches au casque, on gagnerait un panda en peluche et ca serait une barba papa géante si on réunit à atteindre ces parties génitales.



Et alors que le soleil commence à descendre sur l'horizon, nous apercevons la roue gigantesque se trouvant à l'une des extrémités du parc. C'est parti pour quelques minutes de marche. Sur le chemin, un monstre de l'antiquité grec nous attaque ... Sous ses vêtements de lapin rose, on reconnait très facilement Cerbère gardien des portes de l'enfer, il a dû faire un tour dans le parc pour ses besoins ... ben quoi, Cerbère a un système digestif comme tout le monde ...



Assez étrange de trouver ça ici, mais les japonais semblent les apprécier énormément, il y en 3 à Tokyo (celle-ci, celle d'Odaïba et la dernière près de Tokyo Dome City où nous habitons maintenant). Attiré par une odeur de sucre, nous décidons de rentrer dans le bâtiment sous la roue. Et comble du bonheur nous y trouvons une machine à barba papa, pas besoin de maltraiter l'homme à l'armure !!!



On fait sa barba papa soit même dans les entrailles de la bête ... enfin dans le ventre du pingouin en plastique. Comme vous pouvez le constater sur la photo précédente (et comme vous avez pu le lire sur l'un de mes précédents posts) ma compétence dans la confection de barba papa est fort limitée.

La Grenouille de l'espace.
[The Space Frog]